COVID-19 : Pr Sanhadji met en garde contre une 4éme vague

Le président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, Pr Kamel Sanhadji, a exhorté lundi les citoyennes et les citoyens à se faire vacciner « au plus vite » contre le Covid-19 pour bénéficier d’une « sécurité collective », d’une « protection des personnes fragiles » et d’un « retour à la vie normale ».

« Le geste vaccinal doit être immédiat si l’on veut amortir les effets néfastes de la quatrième vague (épidémique) inévitable cet hiver », a mis en garde le professeur Sanhadji dans un communiqué.

Cet appel à se faire vacciner « immédiatement » s’explique par le fait « que l’effet d’un vaccin n’est observé qu’à partir d’un mois, voire plus après son inoculation », a-t-il précisé, regrettant que l’engouement constaté pour la vaccination lors de la troisième vague a été suivi d’un « relâchement » avec la baisse des contaminations.

Rappelant que « le virus du Covid-19 a été meurtrier cet été en Algérie avec le développement du variant Delta, semant la panique au sein de la population en créant une pénurie d’oxygène », le président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire a souligné que « la mise au point de vaccins sûrs et efficaces contre le Covid-19 est un énorme pas en avant dans l’effort de lutte mondiale ».

« La mise en place de mesures sanitaires, I’hygiène, l’acquisition du vaccin et sa fabrication en Algérie ont permis de passer d’une situation de demande déficitaire à une situation d’offre vaccinale satisfaisante, voire excédentaire », s’est-il félicité.

Pour le Pr Sanhadji, la quatrième vague « nous atteindra inexorablement, les indicateurs de la nouvelle vague sont bien-là dans la plupart des pays européens avec des contaminations qui repartent à la hausse en majorité chez les non-vaccinés et très rarement chez les anciens vaccinés ».

Mais, a-t-il insisté, « la poursuite de la vaccination ainsi que les effets positifs de la troisième dose de vaccin permettent d’éviter la gravité de la maladie et de réduire substantiellement le nombre de cas graves voire de décès ».

Déplorant le « relâchement des mesures barrières et surtout la sous exploitation de l’arme pourtant disponible qu’est le vaccin » en Algérie, le Pr Sanhadji a affirmé que le vaccin est une « catégorie de traitement aussi importante que les antibiotiques ». « Les vaccins sauvent entre 2 à 3 millions de vies tous les ans », a-t-il fait valoir.

Il a appelé à une « vaccination massive » et préconisé « fortement » une troisième dose pour les vaccinés depuis au moins six mois « car, après ce délai, l’immunité tend à décliner », a-t-il prévenu.

Le président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire a souligné que « divers acteurs ont un rôle prépondérant dans la réussite d’un retour à la vie normale ».

Il a cité, à cet égard, les professionnels de la santé qui « n’ont épargné aucun effort pour la préservation de la sécurité sanitaire et du bien-être des citoyens », les médias qui « contribuent à la diffusion et à la vulgarisation de connaissance scientifique et médicale justes », l’éducation nationale qui, avec la sensibilisation de ses 10 millions d’élèves, « contribue à la promotion et la protection de la santé », ainsi que le secteur de la jeunesse et des sports et les associations de la société civile.

APS