FRANCE : La justice lance des mandats d’arrêt contre 4 stewards d’Air Algérie

Des travailleurs et fonctionnaires d’Air Algérie sont au coeur d’un nouveau scandale en France. La justice française vient de lancer 4 mandats d’arrêt contre au moins 4 stewards d’Air Algérie impliqués dans un vaste réseau de voleurs de smartphones. 

Le scandale a éclaté en été 2020 après une série de vols de bijoux et de téléphones portables dans le centre-ville de Rennes, en Bretagne, au nord-ouest de la France. Une enquête a été enclenchée par le parquet du tribunal judiciaire de Rennes et elle a rapidement débouché sur la mise en examen de cinq personnes, dont trois ont été écrouées. D’après les informations communiquées par la justice française à l’AFP, les vols étaient commis « par des mineurs ou jeunes majeurs étrangers en errance » et les appareils acheminés vers l’Algérie.

Pour envoyer les téléphones en Algérie, le réseau avait obtenu la complicité de stewards et d’un fonctionnaire algérien dont l’identité n’a pas été dévoilée par les autorités judiciaires française qui ont décidé d’ouvrir officiellement une information judiciaire en février 2021. Selon les enquêteurs cités par l’AFP, « au moins 600 téléphones mobiles haut de gamme ont ainsi été exportés » entre décembre 2020 et février 2021 vers l’Algérie, « générant un profit de plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois ». Ce réseau collectait également des téléphones volés à Paris et en Normandie.

Quatre suspects, originaires d’Algérie et inconnus de la justice, ont été mis en examen pour « recel en bande organisée de vols commis en bande organisée ». Trois ont été incarcérés, dont l’organisateur présumé du réseau, de nationalité algérienne et bénéficiant d’une carte de résident au Luxembourg, nous apprend encore l’AFP qui s’appuie toujours sur des sources judiciaires.

Par ailleurs, un steward franco-algérien de 42 ans a également été mis en examen pour avoir assuré « plusieurs transports de téléphones volés entre la France et l’Algérie », selon le parquet du tribunal judiciaire de Rennes qui a décidé de le placer sous contrôle judiciaire. En revanche, quatre autres stewards de la compagnie Air Algérie font l’objet de mandats d’arrêt. Pour le moment, Air Algérie n’a toujours réagi à ce scandale judiciaire qui ébranle gravement son intégrité morale.

Ce n’est pas la première fois que des stewards d’Air Algérie sont cités dans des affaires criminelles en France.

Le samedi 18 septembre dernier, les services de sécurité ont arrêté à Paris un jeune steward d’Air Algérie qui faisait la « mule » d’un réseau de trafic de cocaïne opérant entre les deux rives de la Méditerranée. Cette affaire avait commencé le samedi 18 septembre dernier lorsqu’un jeune steward connu sous l’identité de « M. Ait Younes » a été arrêté par des agents de sécurité de l’aéroport d’Orly à Paris. Ce jeune steward qui a été recruté récemment par Air Algérie alors que son père y travaillait auparavant durant de longues années comme un pilote de ligne, a été contrôlé à la suite de son passage sous le portique de sécurité. Celui-ci s’était mis à sonner pour une raison inconnue.

Un contrôle minutieux opéré par des policiers français avait permis de débusquer plus de 400 grammes de cocaïne qui étaient dissimulés dans les chaussettes du steward d’Air Algérie. Ce dernier avait cru bien faire de les envelopper dans de l’aluminium espérant ainsi échapper à la vigilance des policiers français déployés à l’aéroport d’Orly.

Mais c’était sans compter sur les portiques de sécurité qui sont équipés en France d’un système de détection des produits prohibés. Le jeune steward a été ensuite rapidement interpellé et placé en garde-à-vue par la Police française.

L’enquête diligentée permet de découvrir que le jeune steward d’Air Algérie faisait uniquement la « mule » de tout un réseau sophistiqué de trafic de cocaïne qui a l’habitude d’envoyer des quantités considérables de stupéfiants vers l’Algérie. Le steward ne serait pas la seule et unique « mule » employé par ce réseau mafieux. Et depuis les enquêteurs français travaillent toujours d’arrache-pied pour essayer de le démanteler dans les plus brefs délais.

Source : www.algeriepartplus.com